Inspirations

Nadia, formatrice Horseman Science

Première formatrice Horseman Science certifiée, découvrez Nadia, une enseignante d’équitation éthologique pleine d’énergie, de joie et de vitalité !

Quel est ton parcours et comment as-tu connu Andy ?

J’ai commencé l’équitation à 12 ans dans un centre équestre près de Bordeaux, et je suis sortie en compétition en TREC et en CSO. Après avoir entendu parler d’Andy Booth dans les magazines, c’est au salon du cheval de Paris que je l’ai vu pour la première fois en démonstration. Quelques temps après, mes amis ont eu la bonne idée de m’offrir un stage au haras de La Cense pour mon anniversaire, pendant lequel j’ai eu la chance de croiser la route d’Andy.

Suite à ce stage, je me suis rendue compte que, malgré les nombreuses heures de cours passées en centre équestre, je n’avais rien compris. Rien compris de ce qu’était un cheval et rien compris de la façon dont il apprend. J’ai été frappée de réaliser que pendant des années, ce que je pensais être des mauvais comportements n’étaient en fait que des solutions que le cheval proposait. Ca a été un choc de prendre conscience de toutes les erreurs que j’avais pu faire avec les chevaux, et j’ai décidé d’en faire mon métier. Il fallait que je me forme pour comprendre véritablement comment apprend un cheval, et pouvoir l’enseigner à un maximum de personnes !

En 2012, je suis montée sur Paris pour passer mon BPJEPS au CEZ de Rambouillet, diplôme me permettant d’enseigner l’équitation. L’année d’après, je me suis formée en équitation éthologique en prenant des cours particuliers avec Catherine Booth, avant de rejoindre Andy et Catherine en Normandie pour passer une année auprès d’eux en tant que stagiaire. De septembre 2013 jusqu’aux Jeux Equestres Mondiaux en août 2014, j’ai suivi Andy sur tous ses stages, formations professionnelles et démonstrations. Même si on a jamais fini d’apprendre avec les chevaux, cette année a véritablement été celle qui a été la plus formatrice pour moi, grâce à la richesse des expériences que j’ai pu vivre et la quantité de chevaux que j’ai eu l’occasion de manipuler.

En 2014, je suis devenue formatrice Horseman Science, je me suis lancée en tant qu’auto-entrepreneur et j’ai commencé à donner des cours et des stages dans toute la France.

Quel est ton métier ?

Je suis enseignante d’équitation éthologique, formatrice Horseman Science by Andy Booth. Je donne des cours particuliers et des stages à des propriétaires amateurs, pour les aider à éduquer leur cheval et à résoudre les « problèmes » qu’ils peuvent rencontrer par mauvaise compréhension du cheval. Mon objectif est de leur permettre d’améliorer la relation avec leur cheval, pour une équitation avec plus de plaisir et plus de sécurité.

Un deuxième volet de mon métier concerne la formation des professionnels, que je prépare pour les Brevet Fédéraux d’Equitation Ethologique (BFEE1 et BFEE2). En comprenant comment apprend un cheval, ils deviennent capables d’enseigner à leur tour l’équitation éthologique, et de transmettre à leurs élèves les connaissances et compétences acquises lors de la formation.

Qu’est-ce que tu aimes en particuliers dans ton métier ?

Ce que j’aime le plus dans mon métier, c’est d’avoir la possibilité de transmettre à un maximum d’élèves ce qu’est un cheval et comment il apprend. J’aime les voir comprendre qu’il leur suffit de relâcher la pression au bon moment pour permettre à leur cheval d’apprendre quelle est la réponse qu’ils attendent de lui. J’aime voir la progression d’un couple de séance en séance, observer la compréhension mutuelle qui s’instaure et la communication qui s’améliore.

La pédagogie me passionne, car pour être efficace elle doit être individualisée. Un mot dit à une personne n’aura aucun impact sur une autre, mon métier est donc de m’adapter à la personne que j’ai en face de moi, afin qu’elle comprenne au mieux et progresse à son rythme.

C’est un métier dans lequel j’ai la chance de rencontrer de nombreux élèves et de manipuler de nombreux chevaux, avec lesquels, malgré l’expérience, la remise en question est permanente. Il n’y a pas 2 chevaux identiques, ni 2 élèves identiques, et donc pas 2 journées identiques, c’est vraiment enrichissant au quotidien.

Quels sont les inconvénients ?

L’équitation étant un sport d’extérieur, les conditions météorologiques peuvent parfois rendre les journées rudes, l’hiver notamment.

En exerçant mon métier, j’ai quotidiennement un animal de 600kg entre les mains qui, lorsqu’il est mal éduqué, peut nous mettre dans des situations parfois dangereuses. D’autant plus que, en tant qu’enseignante d’équitation éthologique, j’interviens souvent trop tard, lorsque le cheval a appris beaucoup de choses qui ne nous arrange pas, et que le propriétaire se sent dépassé par la situation. Il faut sans arrêt être vigilant, car une blessure est vite arrivée, et ne permet malheureusement plus d’enseigner.

C’est un métier où il ne faut pas avoir peur de travailler : les journées sont longues, et il y a peu de place pour une vie privée et familiale. Mais tout cela ne représente pour moi que des petits désagréments face au plaisir de se lever chaque matin pour sa passion. J’ai la chance de faire un métier passion, donc malgré ces inconvénients, je n’ai pas le sentiment d’aller au travail.

Que conseillerais-tu aux personnes souhaitant faire le même métier que toi ? 

Je conseillerai à tous ceux qui souhaitent devenir moniteur d’équitation éthologique de passer leur BPJEPS avant de se former en équitation éthologique. Pourquoi ? Car malheureusement, les formations BPJEPS ne forment pas les élèves sur « comment apprendre au cheval », mais restent centrées sur « faire faire au cheval ». Pour quelqu’un qui a déjà été formé en équitation éthologique, et qui a appris comment un cheval apprend, il faudra oublier ces connaissances le temps du monitorat, ce qui peut s’avérer compliqué.

Je leur conseillerais de se former auprès d’Andy, notamment sur la formation longue durée qui permet de passer un an auprès de lui, avec des cours réguliers et la possibilité de manipuler de nombreux chevaux en l’assistant sur ses stages. Parce que pour moi, manipuler des chevaux reste la meilleure façon de se former !