Inspirations

Un jour au Domaine de Pinsac…

Jordane, éducatrice de chevaux et responsable d’écurie au Domaine de Pinsac.

Quel est ton parcours ?

J’ai eu un parcours de cavalière très classique de club avec le passage de mes galops jusqu’au galop 7 avec, au fur et à mesure des années, un sentiment grandissant d’insatisfaction car j’avais besoin de mieux comprendre les chevaux et l’envie d’une relation plus riche avec cet animal passionnant. D’où mon intérêt pour « l’équitation éthologique » qui pointe le bout de son nez en France à la fin des années 1990.

Entre 2000 et 2002, c’est le début d’une aventure pour moi avec la formation La Cense où Andy fut un de nos instructeurs. J’ai passé mal de temps au Montana USA (2001,2003,2004,2006) pour apprendre avec des gens formidables et développer mes compétences dans l’éducation du jeune cheval.
Plusieurs années à faire du débourrage et de la rééducation de chevaux très différents et 7 postes de responsable d’élevage et d’écurie afin d’acquérir des compétences dans d’autres domaines toujours liés aux chevaux.

 

Quel est ton métier exactement ?

Je suis éducatrice de jeunes chevaux et maintenant responsable des écuries de Catherine et Andy Booth. J’encadre également les stagiaires longue durée et je prends des poulains au débourrage.

 

Qu’est-ce que tu aimes en particulier dans ton métier ?

Je trouve assez merveilleux de pouvoir convaincre un cheval de se laisser monter pour la 1ère fois et de se laisser guider par la suite…  C’est tout un processus, un travail, il ne suffit pas de murmurer à son oreille–rire–

 

Quels sont inconvénients de ton métier ?

C’est un métier parfois difficile physiquement car les rééducations notamment peuvent être dangereuses mais aussi mentalement. Cela implique beaucoup de remises en question et une bonne gestion de ses émotions.

 

Que conseillerais-tu aux personnes souhaitant faire le même métier que toi ?

Si vous n’avez pas de talent naturel avec nos amis les chevaux (pour information, je n’en ai pas !), je conseillerai d’avoir beaucoup de patience, de persévérence, de se former auprès de gens compétents. Mais surtout, de pratiquer, pratiquer et encore pratiquer avec les chevaux, ils sont les meilleurs professeurs si on est attentif et qu’on est capable d’apprendre de ses erreurs.